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Mardi 18 juin 2013 2 18 /06 /Juin /2013 06:06

Raggaeman Camerounais très apprécié en Europe et surtout en France (pays de résidence) et en Jamaïque, il revient, dans cette interview, sa longue période de silence, le style muscical (Baba raggae rock) qu’il pratique, la préparation de son nouvel album… Lisez plutôt !

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Vous avez pris part, avec le Roots Connection, à La Maison Des Ensembles à Paris le 18 mai 2013 à la commémoration de l’abolition de l’esclavage. Comment s’est-elle déroulée ?

Cet évènement est organisé chaque année par la communauté caribéenne de Paris et j’ai vraiment pris plaisir à y jouer. Avant mon concert avec Roots Connection (qui est l’un des plus anciens backing band de roots reggae de Paris – présents depuis les années 80), j’ai assisté à une conférence sur le thème de l’esclavage et de ses conséquences. J’aime qu’on se souvienne de tout ça. Mais on doit bien veiller à ne pas transmettre la haine. En tout cas, le concert était très chaleureux et il restera un bon souvenir.

Quelle peut-être son importance pour un rasta comme toi ?

C’est important de connaître notre histoire en tant qu’homme Noir. Aujourd’hui, même les rastas vont à l’école et jouissent d’autant de libertés que tout citoyen. Avant, ce n’était pas envisageable. Le mouvement rasta est né de ce besoin qu’avaient nos frères déportés de retrouver une identité qui soit africaine dans leur quotidien. Ils voulaient prier, vivre comme des africains. Forcément ça m’intéresse de contribuer au « remember slavery days » mais uniquement dans le sens où cette histoire doit nous permettre, en tant qu’humain, d’être meilleurs les uns vis-à-vis des autres. Pour un authentique rasta, ce qui compte aujourd’hui c’est d’être véritablement One Love. Donc, j’exclu la considération de couleur dans ma démarche. Je connais des cons racistes autant chez les blancs que chez les noirs. Bien sûr, on me dira que les blancs ont fait le plus grand mal. J’en conviens mais quel honneur avons-nous aujourd’hui à vouloir imiter ces barbares esclavagistes ? Nous devons prendre la route de la fraternité universelle. En allant jouer à un tel évènement, la seule chose que j’ai en tête, c’est la vibe que je donne.

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Avant cette célébration, Otu Bala Jah nous a semblé, un temps soit peu effacé. Où était-il passé et que faisait-il ?

Oui. Je sais m’effacer quand c’est nécessaire. Car, j’ai une petite famille dont je dois prendre soin aussi. Disons plutôt que je vais vers les médias et le public quand j’ai quelque chose à partager. Or vous savez que depuis 2011, je n’ai pas produit d’album. Je tourne, avec  « The Afropeans » le groupe que j’ai crée depuis 2011, dans toute la France et en Europe. Comme le public camerounais ne pouvait me suivre à travers la planète, je comprends que je vous ai manqué. C’est même gentil. Mais c’est le public européen qui s’est régalé. C’était aussi l’occasion de rencontrer des ténors et des pros de la scène reggae internationale. Le reggae est une gigantesque famille mondiale vous savez…

Il y a quelques semaines, tu as séjourné au Cameroun. Forcément pour des raisons professionnelles (Préparation d’un album ou d’une future tournée)…

Effectivement, c’était pour des raisons professionnelles quand j’y étais en avril dernier. J’étais en résidence d’écriture car mon prochain album est écrit entre Yaoundé, Paris et Kingston en Jamaïque. Comme d’habitude, tout s’est bien passé. J’aime le Cameroun et il faut dire que j’y étais trois mois auparavant (décembre 2012) avec mon épouse. Je suis content de voir comment ma génération fait de bonnes choses. Et de façon générale, les camerounais gardent un cap assez haut, malgré le chômage des jeunes qui nous attriste tous. Avec la guidance et la bénédiction de Jah, mon prochain album arrive dès la fin du printemps 2014. Quoique véritablement ancré dans ma démarche d’amour universel, il y a une bonne place pour le Cameroun. Vous allez voir comment nous nous aimons vous et moi (Rires) !


C’est quoi exactement un raggaeman ? Est-ce, comme le dit le commun des mortels, celui qui consomme du chanvre indien ou celui qui fait du raggae ?

Ah, je ne sais pas. Vous savez, toutes les musiques ont des clichés. Ne dit-on pas que les rappeurs sont des fous furieux ; des bikutsimen que ce sont empoisonneurs ; des makossistes que ce sont des frimeurs déracinés ; des rockers que ce sont des cocaïnomanes… ? Je ne m’intéresse pas beaucoup à ces clichés. Tu veux comprendre un courant musical, la première chose est de te cultiver. La deuxième est de comprendre ce que chante le musicien. Bien sûr, avec tous les inaptes linguistiques francophones qui ne comprennent rien à l’anglais, il ne leur reste que des vils clichés vis-à-vis du reggae. Mais si c’est comme ça qu’ils aiment le reggae, je ne m’y oppose pas. Il est quand même important que vous, les journalistes, vous vous intéressiez vraiment au sujet au lieu de tourner tout le temps autour des images reçues. Au Cameroun, il n’y aucune interview où on ne me parle pas de fumée et de Ganja… Ailleurs, on s’intéresse à ma musique et à mon travail d’abord. Qui a une attitude professionnelle alors ? Posez-vous les bonnes questions !

 Pourquoi avoir opté de faire du raggae et non un autre rythme ?

Comme vous le savez, j’ai fait des études universitaires de journalisme à l’Esstic de Yaoundé. J’ai aussi initié et travaillé dans des projets médiatiques pendant près de 10 ans. Ce que je gagnais me permettais de me garantir de répéter en live avec des vrais musiciens. Car le reggae est avant tout du live. Le reggae est né des travaux de Marcus Garvey, Nkwame Nkrumah, etc. C’est le seul et vrai courant musical de la renaissance africaine et de l’amour universel. Le reggae a une âme et cette âme est la sagesse et l’amour de l’Afrique. Quand vous pourrez déchiffrer ce qui se dit en reggae, vous verrez. Je n’ai pas choisi le reggae comme ont fait certains. Ils ont tout essayé et un jour ils se sont dit « je vais faire ça pour être mieux vu ». Non, c’est vraiment un appel du cœur. Certains qui suivent mon actu peuvent se rendre compte que j’ai bien suivi mon chemin. One Love, Unity, Fraternity for Africa and for the world.

Le vôtre a été baptisé « Baba raggae ». A quoi renvoie-t-il ?

C’est précisément « Baba Reegae Rock ». « Baba » et « rock » me rappellent que je suis un africain qui a grandi dans une grande ouverture d’esprit. Mon reggae est africain et jamaïcain. Il est rock au rythme du monde. Vous savez quelle est différence entre un métis et un bâtard ? Chez le métis, on voit bien les constituants du mélange. Chez le bâtard, on sait qu’il y a mélange mais on est incapable d’énumérer tout ce qui a été mélangé. C’est un peu nous, les jeunes africains d’aujourd’hui. Nous sommes africains mais nous avons grandi avec la télé et les voyages, l’école et la pâtisserie. Nous avons écouté la musique classique autant que nous dansions le Bikutsi… Nous sommes une identité définie qui est constituée de mélanges et d’influences diverses et pas toujours identifiées. C’est le Baba reggae rock, man !

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Le show-biz change souvent les artistes. Or, vous avez l’air d’être resté très abordable. Comment vis-tu ton succès ?

Je resterai comme ça, même si ça peut aussi me rapporter des soucis. Mais des soucis que me rapportent la simplicité et le respect sont moindres comparé au plaisir que j’ai à retrouver tous ceux là que je connais depuis si longtemps et qui ont pris d’autres voies. Ce n’est pas parce qu’on réussi dans un domaine que ceux qui n’y arrivent pas ne valent rien. En terminale par exemple, j’ai eu des camarades très forts qui n’ont jamais fait l’université, faute de soutiens financiers. Ces gars-là, je me dois de les aimer et de continuer à les respecter dans la vie qu’ils ont finalement aujourd’hui (certains sont des paysans, agriculteurs, taximen, profs, etc.). Je ne me considère pas mieux qu’eux humainement parlant. C’est pareil quand j’arrive à Yaoundé ou à Douala, je prends mes distances avec ceux qui veulent me traiter de « mbenguistes ». Je sais que « l’herbe n’est pas plus verte ailleurs » et que tous, nous méritons du respect quand nous travaillons. Bien sûr, cela ne m’empêche pas de réaliser et d’assumer que mon statut est légèrement avantageux et que je dois être utile aux autres. Je le fais mais toujours en priant Jah que mon cœur soit exempt de tout orgueil ou toute fierté déplacée… Par contre, ça casse vite quand je rencontre des personnes malhonnêtes et ça, on le sait.

A quand le nouvel album (après Yaddis raggae) ?

Le nouvel album sort en fin de printemps 2014 avec la main du Tout Puissant. Car ce que j’ai appris en lisant l’autobiographie de Sa Majesté Impériale Hailé Sélassié (Traduite par un ami Pascal MAWULII Macé), est que le plus vaillant des travailleurs, s’il n’est soutenu par le Ciel ne peut atteindre son but. De nôtre coté, tout avance très bien. Un important label de Paris est très impliqué et en Jamaïque on m’apprécie déjà beaucoup. Le tromboniste de Bob Marley m’a carrément dit que je suis béni… Bref, l’album est en bonne préparation et vous serez content, je pense !

Pour sortir (en rigolant dans le sérieux), avez-vous trouvé les vrais coupables et les raisons du déclenchement de « Angola gate » ?

La réponse, nous l’aurons avec la sortie du prochain album. Il ne me reste qu’à vous remercier mon cher Frank William Batchou et à souhaiter longue vie à votre blog. Nous sommes une génération de vrais soldats d’amour ! Love and Light !

 

Propos recueillis par :

 

Frank William BATCHOU

Par Frank William BATCHOU - Publié dans : Interviews - Communauté : Le Sarmiento
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Lundi 17 juin 2013 1 17 /06 /Juin /2013 11:21

Dans les quartiers périphériques comme au centre ville de Douala, capitale économique du Cameroun, beaucoup de jeunes sont passés du cannabis aux drogues dures. Notre Observateur a enquêté sur ce juteux trafic.

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Située sur la côte atlantique, la ville de Douala est un port stratégique pour le Cameroun. Des milliers de containers y transitent chaque jour, une aubaine pour les narcotrafiquants qui y glissent leurs stupéfiants. À l’instar de Cotonou (Bénin), Lomé (Togo), Lagos (Nigeria), Douala est une des plaques tournantes du trafic mondial de drogues. Il n’existe pas de statistiques officielles, mais les saisies sont régulières sur les côtes camerounaises. En août 2011, 141,5 kg de cocaïne avaient ainsi été trouvés à l'intérieur de bouteilles d'huile végétale dans un cargo amarré au port de Douala. Les trafiquants passent aussi par les airs : en 2012, plus de 6 kilos d’héroïne ont été interceptés à l’aéroport de Douala.

Du coup, il est de plus en plus facile de trouver à Douala toutes sortes de drogues. Parmi celles en circulation, une "colle" connaît un certain succès. Selon notre Observateur, cette drogue se présente sous la forme d’un liquide marron placé dans un sachet, que les consommateurs mettent sur un mouchoir et sniffent. Elle susciterait des étourdissements similaires à ceux dont est victime cet homme, avant de provoquer une profonde fatigue.

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En 2008, le psychologue clinicien Théodore Kommegne, spécialiste des drogues et de l’alcool chez les jeunes, a réalisé une enquête sur les classes de 3e à la terminale de trois établissements scolaires de Douala. Résultat : 5% des 1200 élèves interrogés affirment avoir déjà consommé des drogues médicamenteuses, avec une nette préférence pour l’héroïne (64%) et la cocaïne (57%). Pour Théodore Kommegne, cet intérêt pour les drogues dures peut notamment s’expliquer par la baisse des prix. Il affirme ainsi qu’une dose de "caillou", nom de code de la cocaïne, coûte désormais entre 1500 et 2000 francs CFA (entre 2,30 et 3 euros), contre 3000 francs CFA il y a encore quelques années. 

 

CONTRIBUTEURS

"Ils prennent du tchap, de la colle ou des cailloux"

Frank William Batchou est journaliste et blogueur à Douala. En 2011, il s’est fait passer pour un consommateur de drogues afin de comprendre le trafic local.

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À force d’entendre parler d’arrestations de personnes transportant de la drogue ou en consommant, et de saisies à l’aéroport ou au port de Douala, j’ai voulu comprendre comment fonctionnait le trafic dans la ville, et je me suis rendu dans les quartiers où se vendent les drogues. Mais en me présentant comme journaliste, les dealers étaient méfiants et ne voulaient pas me répondre. J’ai donc décidé d’y retourner en me faisant passer pour un consommateur.

Je suis d’abord allé au Marché Congo, un quartier connu pour être un repère de dealers. J’ai rapidement trouvé un dealer. Je lui ai dit que j’étais chanteur, que j’avais un concert le surlendemain et que j’avais besoin d’un stimulant contre le trac. Le type m’a alors demandé d’avancer 1000 francs CFA et de revenir plus tard. C’est une technique répandue avec les néo-consommateurs, afin de s’assurer qu’ils sont motivés et surtout ne sont pas des policiers déguisés. Je suis retourné sur les lieux l’après-midi, et là un autre gars m’a donné une dose d’héroïne en échange de mes 1 000 francs CFA.

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Il y a des noms de codes pour désigner les drogues. La cocaïne et l’héroïne en poudre sont regroupées sous le terme de "caillou". Et ce qui se fume est souvent désigné par le mot "tchap" qui veut dire feuille dans plusieurs langues de l’ouest du Cameroun. Quand quelqu’un consomme de la drogue, on dit qu’il se "pinte".

 La drogue se vend essentiellement dans des quartiers périphériques de Douala, comme le quartier Makéa ou à "Dubaï", surnommé ainsi parce qu’on y fait de juteuses affaires… Mais elle se trouve aussi en plein centre ville, notamment dans une école, la Camwater à Deïdo, où je me suis également rendu. Une partie de cet établissement est aménagée pour le sport, mais elle est assez délaissée, des mauvaises herbes y poussent et c’est devenu un repère de junkies, qui viennent y fumer de l’héroïne ou du cannabis en regardant les gens jouer au foot.

Selon moi, la plupart des dealers sont camerounais. Ils commencent à 15 ans, ce sont des jeunes issus de milieux défavorisés, souvent sans famille. Ils sont désœuvrés, passent leur journée à boire, fumer et se font de l’argent avec différentes activités illégales, braquages ou trafic de drogues.

 

Frank William BATCHOU et les Observateurs France 24

Par Frank William BATCHOU - Publié dans : Société - Communauté : Le Sarmiento
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Lundi 10 juin 2013 1 10 /06 /Juin /2013 10:49

Cette chanteuse de Soul et de Rn’b est d’originaire Martiniquaise et camerounaise. Dans cette interview, elle parle de la reprise de « Je ne donne pas le lait » de Duc-Z, évoque la sortie de son E.P en novembre 2013, la collaboration avec des artistes camerounais...

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Qu’est ce qui vous a amené à faire la reprise, version acoustique, de la chanson « Je ne donne pas le lait » de Duc-Z ?

C'était une évidence pour moi. J'ai beaucoup aimé la version originale mais, j'ai voulu adoucir le message prétentieux de la chanson. La guitare est un instrument qui berce, détends et transmets de la good vibes. J'ai donc proposé une version qui reste dans mon univers.

Cette reprise ne serait pas une façon pour toi de t’affirmer dans le milieu urbain de ton pays, le Cameroun, où tu n’es pas encore véritablement connue ?

Il est certain que c'est une manière pour moi de partir à la conquête de l'audience de musique urbaine Camerounaise. Il m'a été rapporté que beaucoup de personnes ayant entendues mon premier single « Femme-enfant ou infirmière » doutent que je sois moitié Camerounaise, et pourtant c'est le cas. J'espère que le fait de m'entendre sur cette reprise va y remédier.

Beaucoup de sensualité et de sensibilité dans tes textes. Vanessa Payge est-elle une éternelle amoureuse ?

Oh que Oui ! D'après moi, le monde ne pourrait pas fonctionner sans Amour. On en a besoin, chaque jour de notre vie. I am definitely a sucker for love !

Vous chantez beaucoup l’amour dans vos chansons. A quoi ressemble l’homme parfait pour vous ?

L'homme parfait offre des fleurs, prends soin de sa famille. Peu importe les circonstances. Il fait à manger, le ménage et ne laisse pas trainer ses chaussettes par terre dans la salle de bain. Je suis maniaque.

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Clique sur le lien pour écouter "Je ne donne pas le lait" (acoustic remix)

 


Revenons à vos trois premiers single (Femme-enfant ou Infirmière, Je le sais, Rêve d’amour). Comment avez-vous vécu leur succès ?

J'ai été très surprise de l'accueil qui leurs a été réservé. Lorsque j'écris mes chansons, je ne me rends pas bien compte de la perception qu'aura le public. Je ne pense qu'au partage. Je suis ravie lorsque mon public peut ressentir ce que j'exprime.

Une succession de single. A quand un album et que proposeras-tu aux mélomanes et fans à l’intérieur ?

Je travaille actuellement sur « Love Portfolio », mon E.P (mini album). Il sera disponible en Novembre 2013 sur toutes les plateformes de téléchargement légal. Mes fans découvriront un journal intime féminin universel. C'est réellement un portfolio. J'y raconte une tonne d'histoires assez surprenantes. Ce type d'histoires amoureuses qui font la maturité d'une femme. Il y aura du rn’b, de la soul et des textes authentiques dans lesquels toutes la gente féminine pourra se retrouver. Les hommes risquent d'être fort intéressés également. J'ai hâte de vous le faire écouter!

Pourrait-on espérer vous voir en collaboration avec un chanteur camerounais local ? (Le(s)quel(s) si ce n’est pas secret ?)

Laissez-moi négocier une collaboration avec Jovi et Duc-Z.


 

Comment vous vous retrouvez dans le show-biz ?

Pour le moment je ne me retrouve pas. Lol Je suis là pour have fun et donner du plaisir au public. La musique doit rester un plaisir avant toute autre chose. Alors, je fais ce qu'il faut faire pour que le public soit familiarisé avec mon art et je reste focus. 

Quelles sont les difficultés Vanessa Payge a-t-elle rencontrée au début de sa carrière ?

J'en suis toujours au début de ma carrière et les difficultés sont surtout celles de tous les artistes indépendants. Money money money. Alors, on serre la ceinture plutôt que de faire du shopping. On paie le studio. Merci pour tout votre soutien !

Propos recueillis par :

 

Frank William BATCHOU

Par Frank William BATCHOU - Publié dans : Interviews - Communauté : Le Sarmiento
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Samedi 8 juin 2013 6 08 /06 /Juin /2013 19:25

La première édition est organisée à l’AFC de Dschang, région de l’Ouest, avec plusieurs artistes évoluant dans différents registres.  Ambiance assurée !

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C’est une grande première dans cette ville universitaire. Dschang accueille son spectacle 100% live à l’Alliance Franco-Camerounaise (Afc). C’est le « Urban Live », acte 1. Un concept innovateur ici lancé par Abraham Nana, le directeur par intérim, de cette institution culturelle. Pour cette soirée aux couleurs urbaines, il a fait appel aux artistes qui se sont démarqués depuis quelques temps. Anti Virus 237 pour le raggae dancehall, Marsi pour le Slam, Tizeu No Name Crew pour l’Afro hip-hop et comme invité spécial : Mike Peter. Dans la même lancée, une place de choix a été offerte aux jeunes talents de la cité évoluant, chacun dans son registre précis : Barril pour le Rap, Moraby pour le Rn’B, Da-Fresh pour la danse hip-hop avec comme première partie : Afro Jah, Raoul et D Mess.

La stress wear n’est pas en reste. K-Mer Wear, jeune design et étudiant à l’Université de Dschang, a été retenu pour présenter sa collection de vêtements au public local. Cela se fera en trois passages. En prélude au concert, une caravane promotionnelle et de sensibilisation des populations a été faite dans la ville, avec des mini-prestations publiques, pendant tout l’après-midi du 8 juin 2013, le jour-j. Un avant goût… !

Frank William BATCHOU

 

 

Cliquer sur le lien ci-dessous pour suivre en live cette première édition de « Urban Live »

Par Frank William BATCHOU - Publié dans : Culture - Communauté : Le Sarmiento
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Vendredi 7 juin 2013 5 07 /06 /Juin /2013 17:05

En mettant en liesse la foule nombreuse venue l’acclamer ce 6 juin 2013 à Douala, le rappeur a ainsi prouvé tout le bien qu’on pensait de lui.

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Ce concert de Youssoupha avait quelque chose de magique. Il a même donné de la chair de poule. Pas parce qu’il vient de loin comme croirait certains. Rien à voir. L’artiste n’a pourtant rien apporté de nouveau au show de Brazzaville : exécution responsable de la rumba congolaise avec son bakeur S-Pi, des notes d’humour à n’en point finir, idem comme à la conférence de presse d’avant concert, et cette note de piano de Mani… A ya yah !! C’était la meilleure ça ! Excusez mon émoi. Youssoupha est venu ainsi confirmer qu’il est « le meilleur rappeur de France avec un cheveu sur la langue. Les autres devraient prendre l’exemple sur lui en travaillant leurs textes. C’est le meilleur des meilleurs ! », dixit Maurice Ndongo, un fan.

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Toutes ces chansons exécutées (tirées de « Noir désir » et « Sur les chemins du retour »), on les connaît. « Viens », « L’amour », « Apprentissage », « J’ai changé », « La foule », « Tout l’amour du monde », « Histoires vraies », « Dreamin », « Les disques de mon père »… On les écoute et réécouté à longueur de journées sur les supports originaux. Pour ceux qui les ont. Mais à voir ce public enthousiaste, chantant en chœur et sans fausse note ces tubes (malgré l’absence d’Indila, Corneille, Tabu Ley Rochereau… pour les featuring), on est resté sans voix. A un moment, on a cru que ce public était l’auteur-compositeur des chansons, Youssoupha et S-Pi, les interprètes.

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Les mains en l’air, les fans achevaient chaque titre par des acclamations et ce refrain crée : « Youss, Youss, Youss… ». Une remarque qui n’a guère laissé indifférent le rappeur congolais. « C’est la première fois que je viens au Cameroun. Je pense que le Cameroun est le meilleur public africain », déclare-t-il, tout de go, sur la scène ce 6 juin 2013 à Douala. Et de corriger quelques minutes après : « J’ai dit que le public Camerounais était le meilleur public africain ? Non. Le public Camerounais est le meilleur public du monde ».

« On est hight ! »

Il a fallu juste 1h25 min à Youssoupha pour mettre tout le monde d’accord. Transformant l’esplanade de la maison de parti de Bonanjo à Douala en dancehall. Tout le monde s’est plié à la danse sans exception. Jusqu’à épuisement. Pour la première fois dans cette ville, un spectacle s’est achevé, sans plainte, par des applaudissements. Bien qu’on ait remarqué quelquefois des bruissements des câbles qui semblent prendre de l’âge. Mettant mal alaise l’auditoire. Un aspect qu’il faudra revoir. En attendant, chapeau l’artiste !

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Toute cette beauté musicale dans un décor lumineux révèle le talent Camerounais. Avec un Mr Terror élevant davantage, avec sa voix doyenne, son « bâtiment B ». Malgré ce côté gamin de son accompagnateur de la soirée, l’homme a prouvé une fois de plus que son rap se bonifie avec le temps. Pareil pour le jeune loup, Stanley Enow avec son single fétiche « Hein père ». Sa prestation a été à la hauteur des attentes des nombreux fans. Seulement, il devrait cesser de trop crier sur la scène pour permettre à chacun d’écouter son message convenablement et chanter avec lui. Très tôt a été la fin de ce show magnifique pour le reporter. A bientôt !

 

Frank William BATCHOU

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Par Frank William BATCHOU - Publié dans : Culture - Communauté : Le Sarmiento
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