Samedi 31 mars 2012 6 31 /03 /Mars /2012 14:22

Cette accessoiriste haïtienne était de passage au Cameroun. Elle nous a parlé de nos métier.

 Djeiunik

 

L’avantage des accessoiristes, c’est de pouvoir s’adapter en fonction des thèmes. Avec des bijoux, on peut faire énormément de choses. Juste la manière avec laquelle vous portez un bijou, on peut l’associer à un thème. Lorsqu’on m’a dit que le thème était l’orient ou le Maghreb, ca m’a paru très évident de partir sur des choses qui vont recouvrir le visage, des choses très claquantes, or et des matières un peu « nobles ». En tant que créateur étranger, nous n’avons fait qu’un suivisme parce qu’impressionné par le savoir-faire des créateurs locaux. Le petit plus que nous pouvons les apporter, c’est peut-être au niveau de l’organisation et la mise en valeur des choses. Ce festival est à encourager par rapport au travail qui est fait parce que, même en Europe, il y a des événements qui n’ont pas cette ampleur et ce cachet. N’ayant pas la science infuse, quand j’arrive en Afrique, l’objectif pour moi, haïtienne, est d’apprendre des autres et d’apprendre aux autres. L’année dernière par exemple, j’étais chez Papa Aliou. J’ai commencé à travailler le bois d’ébène. Je ne suis pas encore super au point de présenter, mais ça m’a donné l’envie de travailler. Sans oublier que venir en Afrique, au Cameroun est aussi un retour aux sources où l’on vient recueillir les vraies valeurs.

                                                                                       Propos recueillis par :

Frank William BATCHOU

Par Frank William BATCHOU - Publié dans : Interviews - Communauté : Le Sarmiento
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Samedi 31 mars 2012 6 31 /03 /Mars /2012 13:45

 C'était lors de la 8e édition du festival international de mode Afric Collection tenue à Douala. 

 

Bikaï Flore, vainqueur du concours de coiffure Bikaï Flore à l'oeuvre

 

Malgré son air de femme sereine, Flore Bikaï a du mal à dissimuler sa joie. Elle vient d’être déclarée vainqueur par les jurés de cette cinquième édition du concours de coiffure. Laquelle s’est déroulée le mardi 7 février 2012 au village du festival d’Afric Collection sis à la place du gouvernement à Bonanjo. Cette jeune coiffeuse qui a su sortir du lot devant neuf coiffeurs venus du Ghana, du Niger, du Sénégal, de la Côte-d’Ivoire et du Cameroun. Au départ, Flore Bikaï, coiffeuse en activité depuis seulement cinq ans, était envahie par une peur immense. Et pourquoi ? « Parce qu’en venant ici, j’ai appris que je devais affronter des grands maîtres et des coiffeurs qui ont déjà pris part au moins une fois à ce concours. C’est pour ça que j’avais tellement peur. Mais après, je me suis dit, il vaut mieux y participer pour apprendre parce qu’on ne sait jamais ». Elle s’est alors lancée dans la compétition en gardant en elle une force de caractère de « championne » acquise auprès de la gent masculine durant sa formation.

De la gauche vers la droite, le 3e, la 1ere et le 2e

De la gauche vers la droite : Le 3e, la 1ere et le 2e


Se référent à la thématique de cette 8e édition du festival Afric Collection, Le Maghreb, Flore Bikaï est allée puisée dans les profondeurs de la savane septentrionale camerounaise. Et son inspiration tirée des arbustes et leurs branches qui tendent vers le jaune et/ou du marron. C’est pour cette raison qu’elle a baptisé sa coiffure « La savane ». Avec des mèches et du fil de couleur marron, Flore a réussi à concevoir des branches d’arbustes avec une touffe d’herbes au milieu. Une coiffure qui ressemble aussi à une cithare, instrument de musique, très répandue dans les zones sahéliennes. Ce coup d’essai de Flore Bikaï, promotrice du salon El shaddaï coiffure, a été un véritable coup de maître. Puisqu’elle prenait part à ce concours pour la toute première fois. Un trophée qui permet à cette jeune coiffeuse de voir grand désormais. « C’est une lourde charge qui va me pousser à travailler davantage pour entrer dans le cercle des grands coiffeurs et pourquoi pas, être la plus grande », s’exprime-t-elle. En plus des trois assistantes qu’elle a actuellement, Flore Bikaï compte former plusieurs autres jeunes, filles comme garçons, afin que cette profession se pérennise.

Frank William BATCHOU

Par Frank William BATCHOU - Publié dans : Culture - Communauté : Le Sarmiento
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Jeudi 29 mars 2012 4 29 /03 /Mars /2012 17:51

Après la sortie le 27 mars 2012 de son maxi single baptisé « Enfant soldat », le rappeur camerounais  s’est confié à nous. Il nous parle de cet opus en prélude à l’album qui sortira officiellement en septembre 2012.

 SAM 3779

C’est quoi « Enfant soldat » ?

« Enfant soldat » parle de beaucoup de choses dans l’ensemble. Du premier au septième titre, on se rend à l’évidence que ça développe beaucoup de problèmes, des maux qui minent l’Afrique. « Enfant soldat », le titre en lui-même parle d’une situation de guerre d’un jeune rwandais qui s’appelle Ali qui va en guerre au Congo. Et pendant la guerre, il perd tous ses membres parce qu’un autre enfant soldat le calculait. C’est l’histoire d’un enfant qui a perdu ses parents dans la guerre et qui a tellement de haine à faire du mal aux autres.

Quelle relation peut-on faire entre l’album « Black Alice » et ce maxi single ?

« Black Alice » est sortie plus précisément le 21 mars 2009. En réalité, il n’y a pas de lien entre les deux. C’est deux projets différents mais le même artiste que je suis, c’est le style d’écriture. C’est ma pensée, c’est tout ce que je suis. S’agissant des thèmes, dans « Black Alice », c’est assez égocentrique parce que je parlais de ma vie, de mes expériences, de mes problèmes ; contrairement au maxi single où je parle des autres, des problèmes des africains. J’ai essayé d’ouvrir le concept parce qu’il fallait sortir du cadre camerounais. L’avantage que j’ai est que je suis distribué dans le monde entier. J’ai voulu m’identifier en tant que panafricain dans ma thématique, dans mon écriture pour un public assez large.

SAM 3778

Est-ce donc pour Monsieur Terror, un maxi de la maturité ?

Maturité… (Hésitation), forcément parce que la musique se bonifie avec l’âge comme du vin. Plus ça met du temps dans la cave, plus ça devient plus intéressant. C’est normal qu’on puisse dire que je suis mature aujourd’hui. J’ai évolué. Je ne vais pas que rester artiste rappeur camerounais mais international. Ma musique est aujourd’hui écoutée en France. Il y a de très bonnes critiques parce qu’on la télécharge légalement sur internet. Je suis sur des sites français et le milieu du rap français me reconnaît comme rappeur français. L’idéal est de rendre notre musique internationale comme Eto’o a rendu notre football international.

Très souvent, les rappeurs s’appuient sur leur vécu pour écrire leur texte. Au Ccameroun, on n’a pas encore vécu de guerre. D’où vient cette « rencontre » avec Ali ?

L’histoire d’Ali est vraie dans le sens où, ce sont des situations que nous connaissons tous. Nous suivons tous des informations. Ali est un personnage que j’ai crée dans la chanson. L’écriture est une chose assez énorme. On peut écrire un roman avec des personnages qui n’existent pas. J’ai crée Ali et je lui ai fait jouer ce rôle et faire comprendre aux jeunes de chez nous que la guerre n’est pas bien. Et dans la guerre, ce sont les enfants qui payent le gros prix.

SAM 3781

D’aucuns vous dirons que cette musique aurait fait le  « buzz » dans le monde si nous étions encore en 1994 avec le génocide rwandais.

C’est très faux. Parce que dans la situation de l’enfant soldat, ce n’est pas le problème du génocide rwandais. Je pense qu’en 2001 ou 2002, le Congo a été attaqué par le Rwandais. C’était un problème territorial et non de génocide. Les Rwandais avaient envahit une partie du Congo, pilés les boutiques pour retourner chez eux. Mais beaucoup de personnes ne connaissent pas. Quand on parle du Rwanda, on pense directement au génocide et ce n’est pas bien.

Beaucoup de featuring dans ce maxi single « Enfant soldat ». Est-ce un choix personnel ou un choix dicté par votre maison de production ?

C’est une volonté personnelle parce que dans « Black Alice », j’ai travaillé presque tout seul du premier au dernier titre même si j’avais fait un titre avec Black Napoléon, un autre avec Franky P et un autre avec Mister B. pour moi, c’était une nécessité de m’ouvrir parce que je me projette désormais à m’international. Je dois être ouvert et je dois collaborer avec des personnes qui ont un talent fort pour que nous puissions monter tous ensemble. Aujourd’hui, on ne peut plus faire la musique seule.

Ces collaborations sont-elles alors les meilleures ?

Pour moi, ce sont les meilleurs. J’ai fais une collaboration avec Duc-Z qui, pour moi, est le meilleur chanteur de Rn’b camerounais, il est hyper talentueux et il a su saisir sa chance dernièrement. Je le connais depuis très longtemps. Il a commencé devant moi alors qu’il était très petit. Avec Jade du groupe Maracasse, c’est une très bonne chanteuse pour moi. La preuve, elle est arrivée en France, ça ne fait pas très longtemps et elle est sur de très bonnes scènes. Ça prouve qu’il y a beaucoup de talents chez nous. Mais, il y a trop de pression à cause du système. J’ai travaillé avec Sagnolik, c’est l’un des meilleurs rappeurs de la Guinée Conakry. Avec eux, ça me permet de me surpasser et aller aussi loin parce que la concurrence est très rude.

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En gros, c’est quoi le message qu’il faudra retenir en écoutant ce maxi ?

Le message, pour la jeunesse africaine,  est qu’on peut réussir ici. Le tout c’est de se battre, de croire en soi ; d’avoir une imagination assez forte parce que c’est dans l’imagination qu’on va réussir aujourd’hui.

Quels sont les projets actuels ?

Mon plus gros projet actuellement, c’est mon album sur lequel je travaille. J’ai des nouvelles musiques qui sont arrivées, il n’a pas longtemps. Je suis concentré dessus. Je compte juste faire beaucoup de scènes, radios et télévisions pour faire connaître le maxi, ma vision et autres.

Entretien avec :

Frank William BATCHOU

Par Frank William BATCHOU - Publié dans : Interviews - Communauté : Le Sarmiento
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Mardi 27 mars 2012 2 27 /03 /Mars /2012 17:53

 

Ce single produit en prélude à la sortie de son premier album « Eden » est unanimement accueilli au Cameroun.

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Elle est arrivée presqu’incognito au Cameroun. On peut le comprendre. Elle faisait partir de la délégation de vingt-quatre (24) personnes qui accompagnaient l’artiste international Akon. Mais pour nous, elle n’a pas inconnue. Parce qu’un véritable talent ne se cache pas. Et dans ses valises, elle transportait un single intitulé « Caramel ». Une rumba pure, nous rappelant les belles époques de ce rythme musical avec Mbilia Bel, du feu Franco ou encore les débuts de Koffi Olomidé. Ce tube est un hymne de l’amour. Il est pétri d’une forte sensualité entraînant immédiatement  les mélomanes dans un univers paradisiaque. Bref, c’est une déclinaison de l’homme idéal que toute jeune fille rêve d’avoir. Même si les hommes sont tombés sous le charme de sa voix mélodieuse et de la mélodie envoûtants. Raison de plus, de s’appeler Leatitia Melody.

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Dans les radios et chaînes de télévisions de la ville de Douala, l’accueil a été unanime par les milliers de mélomanes ; si l’on s’en tient aux multiples messages reçus jusque là. A titre d’exemple, Ludovic Fansi, à l’écoute de sa musique à Nostalgie Cameroun, a immédiatement demandé « où et à combien est-ce qu’on vend cet album ? J’ai hâte de savoir parce que j’en ai vraiment besoin ». En guise de réponse, nous lui demandons d’abord de savourer les singles « Caramel » en rotation sur les radios et télévisions camerounaises actuellement, et « Eden », sur youtube (en suivant le lien au bas de cet article). Ce dernier tube est éponyme à l’album de Leatitia Melody annoncé officiellement pour septembre prochain. Avec le remix d’un des titres de l’album avec une artiste camerounaise. Indice, cette artiste fait du bikutsi.

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Puisque Leatitia Melody est au Cameroun pour la première fois, elle offrira aussi son premier show sur la terre des Lions indomptables. Ce spectacle live se tient ce 27 mars 2012 à partir de 20 heures au Cabaret All Star sport lounge à Yaoundé ; en face de l’ambassade de Corée au quartier Bastos. Une occasion idoine pour tous les amoureux de la bonne musique en occurrence de la rumba congolaise vivant dans la capitale politique camerounaise de découvrir la nouvelle perle de la musique africaine. Vivement la sortie de cet opus « Eden », enregistré au studio Ethnic Touch à Paris. Contrairement aux annonces qui ont été faites par les sites congolais, ce disque ne sera pas produit par Koffi Olomidé. Mais, par le label international « Centriques » basé aux Etats-Unis et relayé au Cameroun par LMC Prod. Bon vent Leatitia Melody.

Frank William BATCHOU

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-En featuring avec Papa Wemba : http://www.youtube.com/watch?v=Nn7cm9k2A84

Par Frank William BATCHOU - Publié dans : Culture - Communauté : Le Sarmiento
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Mardi 27 mars 2012 2 27 /03 /Mars /2012 13:14

C’est le nouveau rythme que vous présente ce groupe camerounais dans les recoins de la ville de Douala dès le 6 avril prochain.

 concert-lawal-band.jpg

Le « Kwo’osi Jazz » est le nouveau concept du groupe camerounais Lawal Band. Un concept qui va puiser au plus profond de nos racines culturelles pour l’offrir en musique. Cette mission, le Lawal Band s’en est assignée depuis quelques années. L’ayant retravaillé et relooké ces derniers mois, il le présente aux populations de la ville de Douala sous forme d’une tournée. Laquelle débute ce vendredi 6 avril 2012 au Marahba Cabaret sis à côté de la Boulangerie Saker à Douala-Bar, non loin du palais Dika Akwa. La fête de la musique bantu débutera à partir de 20 heures précises. Une série de spectacles que la troupe constituée de Mimi Yvy, Vicky Mandjawa, Pascal Mefo’o et Lawal Teng’si offrira dans plusieurs quartiers de la ville avant de s’étendre dans le reste du pays dans le but « de sensibiliser la population, faire découvrir leurs musiques et surtout leur premier album actuellement dans les bacs », explique Lawal Teng’si, membre du groupe.

lawal.jpg

Lawal Band a vu le jour le 11 novembre 2005 à Douala. Après avoir écumé les scènes de nombreux festivals (festival Medumba à Bangangté en 2006, la fête de la musique en 2006, 2007, 2008 ... à Douala, le spectacle Découvre mon talent et le festival Ndjindja award Africa en 2008 à Douala, le festival de musique et les journées promotionnelles en 2009, le spectacle des doigts (pour personnes malentendant) en Mai 2010 au Centre culturel français de douala, etc....), il travaille ses propres chansons et en  2010, il commet son tout premier disque baptisé « Black Nature ». Un opus de neuf (9) titres. Un véritable voyage à travers les rythmes africains.

lawal et idylle

Pour se démarquer des autres groupes faisant dans le même registre, le Lawal Band travaille avec des instruments traditionnels tels que le djembé, les calebasses mais aussi des bouteilles de verre, des papiers plastiques, de graines de maïs et une guitare acoustique. D’où la naissance du « Kwo’osi Jazz » dont vous avez l’occasion, pour ceux qui ne le connaissent pas encore, de le faire. Et pour ceux qui le connaissent déjà, de le redécouvrir sous une nouvelle coloration.

Frank William BATCHOU

Par Frank William BATCHOU - Publié dans : Culture - Communauté : BLOGUEURS AFRICAINS
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