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Dans le cadre de la célébration du premier anniversaire du « Urban show », plate-forme de promotion des musiques urbaines camerounaises, son promoteur s’exprime.
C’est quoi « Urban show » ?
Urban show est une plate-forme de l’Institut français dont je suis le promoteur. Cette plate-forme est dédiée à l’art urbain. Et sa particularité est d’amener les artistes du milieu hip-hop à faire des prestations en live c'est-à-dire, avec un orchestre. Ce concept découle d’un constat selon lequel, lors des prestations des têtes d’affiches les jeudis, il y avait moins de jeunes scolaires au spectacle. Ce constat m’a suscité de nombreuses interrogations : est-ce l’heure (20h) qui fait problème ? Est-ce le tarif qui fait problème ? Ca c’est d’une part. D’autre part, on avait une forte demande des jeunes dans la musique urbaine en programmation. Hors, on n’avait pas une plate-forme pour eux. C’est pourquoi, on s’est dit pourquoi ne pas créer un événement unique pour la musique urbaine. C’est ainsi que le concept Urban show est né. Et dans ce concept, on retrouve toute les disciplines du hip-hop.
Au départ, les artistes étaient accompagnés d’un Dj et plus-tard, c’était purement du live. A-t-elle été facile cette mutation ?
Pas facile pour les artistes. Mais, il faut dire que dès le départ, l’objectif même du Urban show était le live. On est allé tout doucement parce que c’est un milieu où les gens ne n’avaient pas encore la culture du live. Disons que dès la première édition (le 10 février 2011, Ndlr), il y avait du live mais avec un DJ. Et c’était une façon d’annoncer les couleurs parce qu’on savait qu’à cours terme, ça devait être des prestations uniquement live. Ca ne nous surprend pas parce qu’on a juste atteint l’objectif fixé dès le départ.
Le 5 février, vous célébrez le premier anniversaire de ce concept. Et pour l’occasion, vous l’avez baptisé Festival urban show. Pourquoi cette mutation ?
Je dois d’abord éclaircir vos lecteurs sur ce point. Comme je l’ai dit tantôt, Urban show est une plate-forme de l’Institut français qui a lieu tous les deux mois en salle. Et nous allons rester sur cette lancée. Et en février, nous célébrons l’anniversaire de ce concept. Et pour cela, nous le faisons en festival. Festival parce que nous n’organiserons pas seulement le spectacle. Il y aura aussi, tout au long de la journée, une mini foire-exposition hip-hop qui y sera organisée. C’est pourquoi nous l’avons appelé festival. Ainsi, nous avons lancé un appel d’offre à tous les acteurs de la scène hip-hop (designer, graphiste, vendeur de Cd hip-hop…) pour venir montrer leur savoir-faire. L’inscription se fait gratuitement.
Certainement la préparation n’est pas du tout évidente ?
Ce n’est certes pas évident mais, on travaille. Présentement, nous envoyons des courriers officiels pour avoir l’autorisation de bloquer la rue afin de faire l’expo ce jour et monter le grand podium. Nous cherchons également les partenaires qui peuvent nous accompagner pour cet événement.

Qui est invité et qui fera quoi ?
Nous sommes partis sur la base de tous les artistes qui sont passés sur le plateau du « Urban show » durant l’année 2011 et en guest-star, on aura Sultan Oshimihn. Ils seront près d’une vingtaine et chacun pourra faire deux chansons. Ce sera une grande fête de la musique urbaine ! Et après ce festival, si on a des partenaires, on pourra déporter ce rendez-vous dans une salle plus grande en conservant cependant la même périodicité.
En votre qualité d’animateur culturel, quel regard avez-vous du hip-hop camerounais actuel ?
Nous avons beaucoup de talents qui ne demandent qu’à être encadrés. Seulement, il y a un problème de clan qui est entrain de miner le hip-hop. Certes, on va me dire que même aux Etats-Unis où est né le hip-hop, il y a des clans. Sauf qu’ils, les clans, ne prennent pas le dessus quand il faut défendre ce mouvement. Ce qui n’est pas forcement le cas ici. Parce que, quand un clan organise un événement, il essaie de mettre en avant leurs poulains. Pourtant, pour faire vendre son événement, on devrait mettre en avant les artistes qui ont déjà un nom. Et à partir d’eux, d’autres pourront aussi se faire un nom.
Interview réalisée par :
Frank William BATCHOU
http://www.youtube.com/watch?v=Rxoi0WSGUiU