Interviews

Vendredi 18 mai 2012 5 18 /05 /Mai /2012 22:30

Le point des préparatifs avec l'un des responsables du comité d'organisation. 

 

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A quelques jours de la tenue du Barcamp 2012, à quel niveau travail êtes-vous dans votre commission ?

Les commissions (et non la commission) vont bon train. La team Venue et la team Program sont allés repérer les lieux au Goethe Institut que nous ne cesserons de remercier pour sa sollicitude et son apport. Les sujets sont tous enregistrés et classifiés dans les 4 salons : Culture & Web, ICT for Development (ICT4D), Coding Sessions et Free Topics. La Team Food est à pied d'oeuvre. Toute la logistique est d'ores et déjà disponible. La liste des Hôtels aux environs du lieu de tenue du Barcamp 2012 a été communiquée aux inscrits qui viennent d'ailleurs, de même que les tarifs. Depuis la semaine dernière nous nous relayons
pour répondre à toutes les sollicitations des différents médias et nous le continueront toutes la semaine et même après le Barcamp. Tout avance bien pour la réussite du Barcamp 2012.

Quelle condition faut-il remplir pour exposer son projet au Barcamp ?

Tout d'abord, il est important de faire connaitre à vos lecteurs ce que c'est qu'un Barcamp. Un Barcamp est une forme de non conférence pendant laquelle des personnes, toutes volontaires, se succèdent pour parler d'un sujet qui leur tient à cœur, dans un domaine précis, le tout dans une ambiance détendue et non protocolaire. Le Barcamp Cameroun qui est à sa 4ème édition cette année est une rencontre TIC qui ouvre des voies vers les autres domaines, car rappelons le, les TIC sont au service des autres disciplines. Dans l'esprit du Barcamp, toute
personne est donc libre de présenter un sujet au Barcamp, même s'il est préférable qu'il cadre avec le thème de l'édition ou y fait allusion (thème 2012: VALUING OUR CULTURE WITH ICT).

Pour cette édition, quels sont les projets phares qui seront présentés et pourquoi ?

Les projets phares sont ceux qui cadrent aisément avec le thème, ou qui répondent aux enjeux actuels en terme d'évolution technologique. Il est difficile de répondre à cette question car les thèmes sont tout aussi alléchants les uns que les autres. Nous pouvons citer entre autres : -Wikipédias en langues camerounais - c'est possible, mais ...! Dématérialisation de la culture, exemple du Songo'o, Cyber guerre, qu'en est-il du Cameroun (Afrique)?, un Google Workshop, -L’identité camerounaise en ligne. La liste des présentations (qui est continuellement mise à jour est disponible sur notre wiki : wiki.barcampcameroon.org

Est-il possible pour un porteur de projet de s'inscrire encore le jour même du Barcamp et pour quelle raison ?

En intégrant l'esprit Barcamp comme expliqué plus haut, on ne parle donc pas de Porteur de projet au Barcamp. Toute personne qui souhaiterait partager ses idées, ses points de vue et/ou contribuer à l'information des personnes présentes peuvent nous faire parvenir leurs sujets aux adresses mails contact@barcampcameroon.org ou barcampcameroon@googlegroups.com.

Réalisé par :

Frank William BATCHOU

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Par Frank William BATCHOU - Publié dans : Interviews - Communauté : Le Sarmiento
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Jeudi 3 mai 2012 4 03 /05 /Mai /2012 11:10

En prélude à son tout premier spectacle  qu’il donne à Douala ce 4 mai 2012, ce jeune guitariste-chanteur a bien voulu se prêter à notre jeu de questions. Lisez plutôt.

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Just Wôan, un nom original. D’où vient-il ?

Just Wôan vient de mon prénom Justin (Justin Itoko, de son vrai nom, Ndlr) que je m’amusais à écrire «  Juste-1 ». Un jour à la télévision nationale, le script de l’émission a écrit « Just One ». Un nom très vite adopté par le public venu très nombreux ce jour. J’ai donc décidé de l’écrire avec une sonorité africaine et depuis lors, il s’écrit : « Just Wôan ».

Quand as-tu compris que la musique était devenue finalement un métier pour toi ?

Je suis dans une famille chrétienne. Entre le culte et la prière à la maison, on chantait beaucoup. J’ai commencé par le piano et après la guitare. Par la suite, c’était la batterie suivie de la percussion. Petit à petit, je sentais des changements dans ma vie. Après l’obtention de mon baccalauréat, c’était difficile de faire les choix avec la famille. Finalement, j’ai opté pour la musique.

Et vous avez débuté dans le hip-hop…

Oui. J’ai fait la musique de mon âge quand j’étais adolescent. J’ai fait du rap, du Rn’b, de la soul et toutes ces influences se ressentent encore jusqu’aujourd’hui dans mon album.

La transition du hip-hop au genre qualifié aujourd’hui de « World music » a-t-elle été facile ?

La transition a été assez longue parce que j’ai pris assez de temps pour réaliser cet album. J’ai fait à peu près six ans en studio pour trouver ma vraie voie. Ensuite, il fallait faire des choix objectifs pour aborder le marché. Quand j’ai vu la difficulté que les artistes hip-hop ont chez nous, j’ai pensé immédiatement qu’il était judicieux d’aller puiser au fin fond des sonorités de chez nous.

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Tu te considères comme un artiste « vrai ». C’est quoi être un artiste vrai selon toi ?

Un artiste « vrai » pour moi est un artiste qui a un message à véhiculer. Aujourd’hui, la majorité des artistes qui passe à la télévision à longueur de journées ont rarement quelque chose à dire. Pour avoir quelque chose à dire, il faut d’abord savoir qui on est, il faut savoir d’où l’on vient et enfin, trouver le moyen le mieux approprié pour dire ce qu’on pense. C’est une notion de communication essentiellement primitive.

Ton premier album présent sur le marché depuis juillet 2011 est baptisé « Des reines ». Un opus hommage à la gent féminine ?

Bien évidemment. Je l’ai intitulé « Des reines » parce qu’il rend hommage à la femme du tiers-monde, la femme blanche… bref, à toutes les femmes. J’ai fait une analyse de la société dans laquelle j’ai grandi. Je me rends à l’évidence qu’elles participent énormément à l’économie du pays. En prenant le cas du Cameroun, il y a des gérantes de call-box, des buyam-sellam… qui tiennent le coup malgré tous les problèmes rencontrés. Ce sont elles qui cherchent de l’argent, de la nourriture pour la famille, font des enfants. Malgré tout ça, elles n’occupent pas la place qu’elles méritent. Il y a des pays en Europe où on ne peut pas faire un discours officiel en nommant plusieurs personnes « ils » quand il y a des femmes parmi. On dit « ils et elles ». Le monde a compris qu’il est temps de reconnaître cette valeur que les cultures et religions ont maté. Les femmes sont des reines et c’est pourquoi cet album est baptisé « Des reines ».

En tant que guitariste-chanteur, quelle place occupe la guitare dans tes chansons ?

La guitare occupe une place essentielle. Je la joue en chantant tout en me faisant accompagner par d’autres musiciens. La guitare pour moi est comme un troisième bras. Ça me permet de me lâcher et de mieux donner ce que j’ai dans le ventre.

Et quand vous composez, c’est d’abord les mélodies avant les textes ou le contraire ?

Ça dépend des techniques de compositions. J’ai eu la chance de faire beaucoup de recherches dans ce sens. Il y a des chansons que je compose en écrivant d’abord les textes, des chansons que je compose en écrivant d’abord la mélodie. Mais pour la plupart, je fais les deux en même temps.

 

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Récemment, vous avez été désigné lauréat de la 3e édition du concours « Afro pépites show ». Quel changement a-t-il apporté à votre jeune carrière musicale ?

Ça m’a apporté beaucoup de visibilité. C’est ça le but de tous les concours et festivals auxquels nous prenons part. Se faire voir et remarquer par le maximum de gens possible. Grâce à ce concours, il y a beaucoup de gens qui sont rentrés en contact avec moi ; parmi lesquels un manager avec qui, je suis entrain de signer. Il s’occupera de ma carrière au niveau de la France. Il va m’aider aussi à boucler une tournée dans les salles parisiennes, trois semaines après le festival FrancoFolies auquel je participe au Canada.

Pour la première fois, tu presteras officiellement à Douala. Quelle plus-value apporteras-tu à ce show contrairement aux précédents à Yaoundé ?

Je ferais le même spectacle que j’ai fait, il y a deux semaines au Goethe-Institut à Yaoundé et le même que je dois faire dans trois semaines au festival FrancoFolies à Montréal au Canada. Un spectacle qui repose sur quatre guitares comme d’habitude. Je m’amuserai avec ma pédales aussi, je ferai mes belles prestations vocales comme je sais bien les faire, je me ferai plaisir et ferai plaisir au public présent. A ce public, j’offrirai un excellent cocktail de musiques acoustiques, de belles sonorités camerounaises, de la soul aux musiques pop qu’ils ont déjà, certainement regardé à la télévision, mais conjuguées à la camerounaise.

Entretien mené par :

Frank William BATCHOU

Par Frank William BATCHOU - Publié dans : Interviews - Communauté : Le Sarmiento
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Mercredi 25 avril 2012 3 25 /04 /Avr /2012 14:37

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Membre du groupe Tizeu No Name Crew aux côtés de Djandjo Mensi et Jiji Almadji, Mawatta Cœur le Don dresse le bilan de leur tournée nationale et les projets à venir du groupe.

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Vous venez d’achever une tournée nationale. Quel bilan ?

C’est un bilan positif dans la mesure où nous avons été bien accueillis par le public partout où nous sommes passés. Autre chose qui nous a marqué, ce sont les responsables parce qu’il n’est pas toujours donné d’avoir une tournée nationale. On avait toujours travaillé à Douala et quelques fois à Yaoundé pour des premières parties. Pour avoir une tournée dans le réseau culturel français, ce sont ses responsables qui sont assis et ont voté pour nous. Et je pense qu’ils n’ont pas été deçus parce que dans les alliances franco-camerounaises, ils ont été surpris et satisfaits en même temps. Le public était radieux et partageait avec nous comme si on se connaissait depuis. Un acte qui a fait en sorte que les directeurs de ses différentes alliances ont décidé de remettre le show pour bientôt. Et on se prépare pour une dimension encore plus haute.

Sur la scène, on a découvert un Tizeu No Name Crew plein de maturité et plus énergetique que jamais. Qu’est ce qui a fait votre force ?

Comme on dit souvent : le travail solitaire ne suffit pas. On a besoin toujours de quelqu’un pour avancer. On avait besoin d’être encadré par des personnes plus âgées et plus expérimentées dans le domaine. Pour cela, nous nous sommes rendus à Yaoundé où nous avons rencontré le grand Serge Maboma du groupe Macasse. Il a été très accueillant et très aimable anvers nous. Il nous a ouvert les portes de sa « case » où nous avons travaillé pour offrir un spectacle meilleur que ce dont nous avons eu l’habitude d’offrir. C’est ça qui a fait la différence. Grâce à ce concours, le Tizeu était assez sûr de lui sur la scène. De plus, l’orchestre qui nous accompagnait aimait notre musique parce qu’il est important pour les musiciens qui accompagnent un artiste d’aimer sa musique. Au cas contraire, c’est l’échec total.

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Après cette tournée, qu’est ce qui est prévu pour le groupe ?

Nous avons travaillé avec l’orchestre et vous vous êtes rendus compte que les chansons étaient différentes de celles contenues dans notre disque. Actuellement, nous prévoyons rentrer en studio pour réenregistrer toutes les chansons en live uniquement afin de partager cette nouvelle version sonore avec le public. A partir du moment où le public l’avait aimé en spectacle, nous également, nous avons pensé qu’il était important de travailler sur ce projet et revéler un nouveau visage du Tizeu No Name Crew.

Un mot à l’endroit de vos fans ?

Ils savent que nous les aimons. Dire « Merci » est petit mais, je crois que c’est ce qui est mieux approprier dans la langue française. Nous souhaitons que Dieu les accorde longue vie pour qu’ils puissent aimer cette musique que nous les offrons. C’est grâce à eux que nous sommes à ce niveau aujourd’hui. Et ils continuent à nous soutenir. Nul n’étant parfait, nous leur demandons pardon pour ce que nous n’avons pas pu leur offrir et leur promettons le meilleur tout en restant ouvert à leurs suggestions.

Propos recueillis par :

Frank William BATCHOU

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Par Frank William BATCHOU - Publié dans : Interviews - Communauté : Le Sarmiento
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Mardi 24 avril 2012 2 24 /04 /Avr /2012 16:46

Professeur au Conservatoire à Paris, ce bassiste et guitariste-chanteur camerounais est désormais considéré aujourd’hui en France comme la doublure du célèbre chansonnier Georges Brassens. Inconnu du public camerounais malgré sa popularité hexagonale, Kristo Numpuby s’est confié à nos lecteurs.

Kristo Numpuby 1

 

Qu’est ce qui peut expliquer votre présence actuelle au Cameroun ?

Je suis arrivé au Cameroun cette fois ci pour une nouvelle triste. Je suis venu accompagner ma grand-mère Nguema à sa dernière demeure le week-end dernier. Il a fallu chambouler tous mes activités à Paris pour arriver mais ce n’est pas pour longtemps. Ce retour aux sources, malgré la situation, est très importante pour nous ses petits-fils parce qu’elle nous était très chère. C’est aussi une aubaine pour rencontrer la famille et se rendre compte de tout ce qui va changer. Nguema était pour moi ma mère. Elle passait le clair de son temps à chanter et c’est d’elle que je tire cette fibre musicale.

Parlant justement de musique, comment débarquez-vous dans ce milieu ?

Quand vous parlez de débarquer, c’est comme si je venais d’ailleurs. Je me dis que la musique fait partir de notre quotidien. A la maison, je chantais. J’étais intéressé par la chorale à l’église. J’adorais beaucoup les balafons et les percussions. Et voilà qu’en classe de 6e, on m’offre comme cadeau, une guitare. C’est de là que j’apprends à jouer à la guitare assez vite parce que, nous étions quatre à partager cet instrument bien qu’il m’appartenait. Chaque deux heures, la guitare changeait de mains et il fallait rentabiliser son temps. La concurrence était très rude. Ce qui nous a fait progresser très vite. Et en deux mois, je jouais très bien les solos de « Sweet Mother » de Prince Nico Mbarga.

Excellent guitariste et bassiste. Mais méconnu dans votre propre pays.

C’est peut-être aussi parce que nul n’est prophète chez soi. Aussi parce que je ne suis pas obsédé par la notoriété dans mon quartier. Chez moi, les gens ne me connaissent pas comme musicien mais je suis connu. Je pense qu’il est mieux de se faire connaître par les autres et le reste suivra. Comme musicien, je suis connu. Une chose est sûre, je ne peux pas vous donner la raison exacte de mon manque de notoriété au Cameroun après quinze ans de carrière professionnelle. Peut-être par manque de producteur au Cameroun. Si j’avais un au pays, il aurait fait le nécessaire. J’ai joué partout sauf au Cameroun parce que je n’ai pas encore eu de propositions professionnelles. Mais, je ne désespère pas.

Vous comptez à votre actif, trois albums. En votre qualité de musicien, quels sont vos rapports avec les autres musiciens camerounais ?

J’ai débuté ma carrière professionnelle comme bassiste accompagnateur ensuite bassiste. Je jouais avec des africains (zaïrois et ivoiriens) et des antillais tels que : Kada Mbongo Man, Soukous Star, Niboma, Samagouana, Tabule Rochereau, Aïcha Konè, Exsaï One, Johny Moreon… Et quand j’ai commencé à faire la musique comme tous les camerounais, c’était avec la guitare. C’est plus-tard que j’ai appris à jouer la basse parce que c’est un instrument naturellement camerounais.

Mes premières séances de studio, je les ai faites avec un ami nommé Pablo Symbol. Après, c’était Gino Sitson avec qui j’ai travaillé comme guitariste-chanteur. On s’accompagnait réciproquement sur scène. Voilà les deux personnes qui ont bénéficié de mon apport ben tant que guitariste parce que je l’ai toujours réservé pour moi. Je me sens plus allaise en tant que bassiste quand j’accompagne les autres.

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Votre dernier album actuellement dans les bacs « Brassens en Afrique » est une reprise des chansons de Brassens dans un style purement africain. Une inspiration subite ou un travail de longue haleine ?

Je suis quelqu’un de spontané. Qui dit spontané, dit parfois ridicule. J’ai toujours eu envie de chanter « Les copains » sans texte. C’est comme ça que tout a commencé. Dans mes concerts, je réservais toujours cinq minutes pour interpréter cette chanson en tapant sur mes joues. A l’âge de dix ans, j’ai constaté qu’en tapant sur mes joues, ça résonnait comme du balafon. Je l’ai développé et ensuite, est venu un jour où j’ai eu envie de partager ma passion de Brassens avec le public français en interprétant cette chanson. Je n’ai jamais vu une si forte réaction positive du public. Mon batteur et ami Dénis Tchango m’a dit quelques mois après qu’il serait intéressant de faire tout un album sur Brassens. Je me suis dit, je ne peux pas prendre une guitare comme 1500 personnes, laissé pousser la moustache pour interpréter Brassens. C’est alors qu’il me dit : imagine-toi Brassens. Je lui ai répondu : si je suis Brassens, alors je suis africain. C’est de là qu’on a commencé à travailler dessus. Ce sont des chansons qu’on a longtemps écouté. On ne s’est pas levé un jour pour dire qu’on doit les faire.

Avez-vous pensez un seul instant que Brassens pouvait être un africain ?

Vous allez peut-être me taxer de flatteur mais je toujours dis que Brassens avait beaucoup de swing que ses compatriotes. Il était africain. Mais des africains qui sont partis aux Etats-Unis parce que je le trouvais très proche du Jazz de la Nouvelle Orléans. Et je sais que le jazz vient d’Afrique.

Il se susurre que vous travaillez actuellement sur le deuxième volume de « Brassens en Afrique ». Info ou intox ?

Je confirme. Je travaille bel et bien sur un deuxième volume de Brassens qui est quasiment enregistré avec beaucoup d’invités parce que le premier, nous (avec Dénis Tchango) avons travaillé en vase clos. Et on en avait mis six mois pour le réaliser. Le deuxième a été plus court parce qu’entre temps, j’ai fait plus de deux cent (200) concerts sur le thème « Georges Brassens ». Les gens n’étaient pas allergiques en ce qu’on mette de l’africanité dedans. Et je vous l’avoue, les gens sont toujours venus nous voir avec curiosité, dédains et scepticisme parce que Brassens africain ce n’était pas croyable. Au sortir du spectacle, ils acceptent finalement qu’il était africain. Jouer du Brassens à l’africain, c’est naturel pour moi.

Et le projet ?

On attend les autorisations. Quand on est dans un monde professionnel, il faut faire des choses bien. Les maquettes de ma version revue et corrigée ont été faites et envoyées aux éditeurs de ses chansons qui, par la suite, les remettent aux ayants droits qui les écoutent, les analysent et y apportent des corrections s’il en faut avant de vous donner le Ok. Nous avons fait 18 titres et j’ai 16 autorisations à l’heure actuelle. On attend les deux autres. J’espère qu’il sera disponible dès fin 2012 ou début 2013.

A quand la disponibilité des produits de Christo Numpuby sur le marché camerounais ?

Ce n’est pas facile d’importer un disque fabriqué en Europe ici parce qu’il revient un peu cher par rapport aux Cd fabriqués localement. N’étant pas au Cameroun et n’ayant pas une structure avec laquelle j’ai un contrat pour la fabrication et la distribution de mes œuvres ici, c’est difficile. Je profite de cette tribune pour dire à tous ceux qui travaillent dans le domaine musical que je suis ouvert à toutes propositions pour que mes disques soient vendus au Cameroun.

Kristo Numpuby

Quel regard portez-vous sur la musique camerounaise actuellement en tant qu’artiste de la diaspora ?

C’est un regard positif contrairement aux années antérieures. Cette fois ci, j’ai écouté beaucoup de productions locales de très bonne qualité. Et je suis vraiment tombé à la renverse.

A quand une collaboration de Christo avec un artiste vivant au Cameroun ?

Je ne rêve que de ça. Mais, l’occasion ne s’est pas encore présentée. Dès que j’aurai une ouverture et que je serai présent sur la scène locale, je le ferai. On travaille sur cet aspect. Ça ne saurait tarder.

Entretien avec :

Frank William BATCHOU

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Lundi 16 avril 2012 1 16 /04 /Avr /2012 17:20

Présente dans la délégation accompagnant l’artiste Akon au Cameroun, cette jeune artiste congolaise a accepté de répondre aux questions de votre journal afin de nous parler de sa vie, son séjour au Cameroun, sa musique et ses projets.

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Crédit photos : Arielle Agnex, Centrique International group

 

Vous êtes arrivés au Cameroun dans la délégation du chanteur Akon. Comment avez-vous trouvé le Cameroun, le temps de votre séjour ? 

Je ne suis malheureusement pas resté très longtemps, mais j’ai aimé l’accueil chaleureux des camerounais, je me suis sentie chez moi.

Avez-vous été marqué par des faits ? Si oui, lesquelles ?

Jai entendu de la très bonne musique que ce soit sur les ondes ou dans les cabarets. Je trouve que le Cameroun regorge de nombreux talents dans le domaine artistique.

Laetitia Melody est avant tout artiste-chanteuse, si on parlait à l’instant de vous.

 Je suis une jeune artiste panafricaine, une citoyenne du monde. Très jeune, environ 12ans, j’intègre la chorale de mon oncle Charles MOMBAYA, avec laquelle je travaille pendant un bon bout. Il m’a offert mes premiers cours de chants. Je fais partie d'une famille de musiciens.

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Vous êtes métisse, française de père et congolaise de mère, pourquoi avoir opté pour les rythmes africains et non les styles purement européens ?

Jai beaucoup été influencée par la musique africaine dès mon enfance, parce que j’ai vécu en partie en Afrique avec mes parents. Par la suite, je pense que la culture africaine correspondait plus à ce que je voulais représenter artistiquement.

En écoutant votre musique, elle est dotée d’une maturité incroyable vue votre jeune âge. D’où puisez-vous cette force d’inspiration et de style ?

Jai été choriste pour de très grands artistes (Fally Ipupa, Papa Wemba, Awilo Longomba, Jean Goubald Kalala…) pendant plusieurs années. J’ai participé à plusieurs événements culturels dont l’hommage rendu à Madilu à Kinshasa aux côtés de Maika Munan, Mbilia Bell… Je pense que ça m’a permis d’acquérir une certaine expérience musicale qui se ressent dans ma musique.

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Dans vos valises, vous transportez un single, le deuxième sorti en prélude à votre album « Eden ». Ce titre éponyme diffusé depuis quelques temps sur youtube. Parlez-nous de ces deux singles.

Le single « EDEN » est mon tout premier morceau enregistré, je l’ai publié sur youtube quand j’étais encore choriste et j’ai tellement eu de bon retour que j’ai décidé de faire tout un album que j’ai intitulé aussi « EDEN ». « CARAMEL » est mon 1er titre qui passe sur les ondes radio et le clip est déjà diffusé dans plusieurs pays en Afrique parmi lesquels le Cameroun. Ce sont deux très jolies rumbas à savourer sans modération... 

Quel lien avez-vous avez le « Quartier latin » de Koffi Olomidé ?

J’ai travaillé avec beaucoup d'artistes émanant de l'orchestre Quartier Latin, c'est une très bonne école. J’ai été choriste pour certains. D'autres ont participé à la réalisation de mon album. La musique de Koffi Olomide a été une ligne directrice pour la composition de mes rumbas.

Selon des informations diffusées par des sites internet congolais, il est dit que l’album « Eden » devait être produit par Koffi Olomidé. Aujourd’hui, c’est plutôt le label Centrique. Comment l’expliquer ?

Il na jamais été question que Koffi Olomidé produise mon album, il ma juste donné quelques conseils en tant que grand-frère dans la musique congolaise. J’ai commencé à produire mon album seule comme beaucoup de jeunes artistes et le label Centrique m’a rejoint en cours de route.

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En dehors de la rumba pure, y aura-t-il d’autres rythmes dans cet album à venir ? Et à quand sa sortie officielle ? 

Oui. J’ai métissé ma musique. Il y a donc des titres un peu plus urbains et des chansons plus "world". Cet album est vraiment très personnel. Il me représente. Il sortira en septembre 2012.

Après le Cameroun, que prévoit votre actualité artistique ?

Je continue la promo du single CARAMEL, en Afrique mais aussi en Europe et aux Etats unis.

Réalisé par :

Frank William BATCHOU

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